Pensez le temps long

Les indiens d’Amérique se posaient régulièrement la question: « Comment mon action impactera mes descendants dans sept générations ? »

Dans notre vie/monde court-termiste, cette invitation à un cadre de pensée temps bien plus grand est riche en apprentissage.

A un niveau macro et sociétale, elle invalide en un instant notre politique nucléaire, par exemple. 
Comment justifier la mise en place et l’exploitation de centrales nucléaires pour 60 ans (grand maximum) d’énergie « pas chère et propre », suivi de 150 ans de démantèlement, 29 000 ans de demi-vie de l’Uranium à gérer… Par qui ? Pas par ceux qui ont profité de l’energie « pas chère et propre », ca c’est certain !

Au niveau macro toujours, mais individuel cette fois-ci, je trouve cet exercice assez efficace pour trouver/identifier sa raison d’être personnel, sa mission de vie.
Va l’égo, va l’intérêt personnel, va la reconnaissance immédiate ! Comment aimerai-je que ma vie impacte les habitants de la terre en 2200 ?

Pour relativiser, il peut aussi être intéressant de visualiser son évolution comme issue des sept dernières générations et menant aux sept suivantes. Qui étaient vos ancêtres en 1850 ? Et ensuite…

A vous de jouer !

Ce que je sais…

CeQueJeSais
Ce que je sais, ce que je sais ne pas savoir, ce que je ne sais pas ne pas savoir

Mes connaissances sont très très limitées.
« Ce que je sais« , ce qui est disponible à mon raisonnement, est bien peu dans le scope global des informations de notre univers.
Exemples: « je parle français », « 2 + 2 font quatre », « Paris est la capitale de la France »…

Ceci dit, je couvre bien plus de terrain avec « ce que je sais ne pas savoir« . Quelle consolation !
Exemples: « Je ne sais pas construire une fusée capable d’aller sur Mars », « je ne sais pas jongler avec 36 balles de golf », « je ne sais pas compter jusqu’à l’infini »…
Par contre, je peux décider de m’y atteler et augmenter « ce que je sais »… Même si, dans certains cas, c’est pour finir par savoir que ce n’est pas possible…

Maintenant, tous ces éléments ne sont rien à côté de « ce que je ne sais même pas que je ne sais pas » !
Exemples… Non! Impossible de lister des exemples pour cette catégorie… Ils tomberaient tout de suite dans la catégorie 2, « ce que je sais ne pas savoir »…

Que faire de cette constatation ?

Pour ma part, c’est un appel à l’humilité… Et à l’émerveillement permanent lorsque des éléments de la catégorie « ce que je ne sais pas que je ne sais pas » viennent rentrer dans mon champs de conscience.